Les enragés québécois? Non!

 

En réponse à l’article de Madame Denise Bombardier

 

De Christian Dumont

Formateur collégial et Universitaire en médias sociaux.

Consultant et conférencier en médias sociaux.

Détenteur d’une maitrise en médias sociaux.

 

Madame,

 

Les lecteurs du Journal et moi-même lisons vos chroniques avec intérêt. Vos écrits nous démontrent majoritairement votre connaissance et sensibilité à propos de différents sujets d’actualité qui nous touchent de près. Pour cela, permettez-moi de vous féliciter.

 

Toutefois, en cette ère de personnalisation des échanges et du discours publics, vous généralisez parfois avec outrance et cela je le déplore. Ce sera le sujet de mon interpellation épistolaire d’aujourd’hui.

 

Lorsque vous parlez des médias sociaux, il est évident que vous ne connaissez pas votre sujet. Vous tirez régulièrement à boulets rouges sur ceux qui y écrivent et les consultent. Vous avez une tendance prononcée vers le défoulement comme si les gens qui s’y retrouvent sont tous des enragés ou des ignares. Je vous lis et je déclare sans ambages que, dans ce domaine précis de la connaissance, vous errez avec démagogie.

 

Des enragés et des déformateurs, il en existe malheureusement un peu partout et, tout comme vous, je le déplore. De la déformation, du manque de respect et des gros mots, on en retrouve abondamment dans tous les médias qu’ils soient électroniques ou traditionnels. Toutefois, il est totalement faux d’affirmer, comme vous le prétendez trop souvent publiquement, que Facebook, Twitter et les autres ne publient que des insanités. Quand je vous lis, Je dénote alors l’ignorance, l’omission ou les deux.

 

Vous ne mentionnez jamais que Facebook est le véhicule prioritaire pour la diffusion des alertes Amber et qu’il a également permis de localiser des centaines de sinistrés de tremblements de terre. Vous oubliez de mentionner que plus de 85% des universitaires et entreprises y publient des articles de fond ou y font du commerce.

 

Vous oubliez de mentionner que les médias sociaux, via l’apport de LinkedIn, permettent à des influenceurs internationaux de publier des études très poussées et ce dans tous les domaines. Vous omettez de dire que Twitter est devenu un outil très utile à votre profession.

 

Et j’en passe…

 

 

En fait, madame, vous oubliez, omettez et cela vous permet de vous défouler en généralisant.

 

En 2017, alors que la personnalisation, la transparence et la rigueur permettent aux gens et entreprises sérieux de se faire valoir, vous empruntez plutôt la voie facile de la dénonciation primaire et non réfléchie.

 

Oui il arrive malheureusement de plus en plus que des discours haineux se retrouvent sur les réseaux sociaux et je vous l’accorde. Toutefois, avant de généraliser à l’ensemble de la planète virtuelle, je vous serai gré d’être informée et surtout crédible en ce domaine avant de continuer à publier.

 

Je mets donc les lecteurs du Journal de Montréal et de Québec en garde contre tous les propos que vous avez émis sur les médias sociaux. En fait, vous faites exactement ce que vous déplorez : soit dire n’importe quoi sur le sujet, parfois avec véhémence et surtout  sans y avoir réfléchi.

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