Les trolls? Et puis après…

Depuis quelques jours, un autre combat épique est lancé par le « journaliste officiel » visant à discréditer une fois de plus les réseaux sociaux. Un article à la une a donc été publié par lapresse.ca le 19 août et s’intitule : « Quand les trolls font la loi sur Twitter ».

 

Il fallait s’y attendre. Le groupe La Presse perd de l’argent, de l’influence et des lecteurs au profit des « méchants » réseaux sociaux. Qui plus est, nous connaissons leurs liens de promiscuité intellectuelle avec la grande famille subventionnée radio-canadienne. Il n’en fallait pas plus pour que l’antenne répétitrice radiophonique RC en déblatère largement en ce beau samedi matin, tel un « Père Ovide » à la sauce aigre 2016.

 

Dans un élan de panique, ces communicateurs écrits et parlés s’en sont donc pris à Twitter qu’ils consultent et utilisent pourtant largement. On a pu entendre les mêmes généralités et les mêmes arguments creux généralisés à l’ensemble des internautes.

 

Voici quelques extraits de l’article :

 

« Indignés par des flots d’insultes ou de menaces sur les réseaux sociaux, de plus en plus de vedettes et de journalistes ferment leurs comptes Twitter ou Instagram, accusés de devenir, par leur passivité, des « facilitateurs de haine »

 

« Plus grave, les trolls, surnom de ces insulteurs protégés par l’anonymat, déversent publiquement et sans tabou des torrents d’injures racistes, sexistes ou homophobes, allant jusqu’aux menaces de viol ou de mort. Ce phénomène, qui peut toucher tout un chacun, est mis en évidence lorsqu’une vedette claque bruyamment la porte. »

 

« Les messages de haine ne font que croître sur les réseaux. En 2015, 27 % des commentaires sur les sites d’information, contre 24 % en 2014 ont été retirés par des modérateurs, pour cause de racisme (19 %), insulte (22 %), agression (20 %) ou appel à la haine ou à la violence (15 %), selon une étude de Netino et Kantar Media. »

 

Oui cela est vrai : les réseaux sont parfois un foyer de violence et d’insultes. Ce qui est également vrai : les internautes qui s’adonnent à cette méchanceté sont largement minoritaires et 235,000 d’entre eux ont été expulsés par Twitter au cours des dernières semaines. Alors, dites-moi : pourquoi généraliser à l’ensemble des internautes ? Pourquoi en faire une manchette à la une sinon pour servir les intérêts de la presse traditionnelle qui n’en peut plus de perdre elle-même du lustre ? Tout ce que vous nous nous empêchez sciemment, nous les consommateurs, de voir, d’apprendre ou d’entendre : cela ne serait-il pas condamnable également ? Pourrait-on en parler ? En auriez-vous la transparence ?

 

Je le redis sans retenue et personne ne m’a contredit à date : chers amis journalistes dits officiels, je vous prierais de faire le ménage dans votre propre cour avant de vous aventurer trop loin dans la supposée analyse des publications des citoyens qui vous font vivre. Faites votre examen de conscience et demandez-vous tout d’abord : combien de nouvelles ai-je cachées ; combien en ai-je sciemment modifiées, tronquées avant d’être publiées ? Combien de nouvelles ai-je choisies de publier, plutôt que d’autres, afin de servir les intérêts d’affaires et politiques de mon grand patron ? Quelles sont mes connexions et mes propres intérêts politiques ?

 

Lorsque vous aurez eu le courage de le faire et en aurez tiré les conclusions, peut-être comprendrez alors que vous devriez faire preuve de beaucoup plus d’humilité et de transparence que vous ne le faites actuellement. Comprenez le avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

 

 

 

 

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