Monsieur Martineau, ramollissez-vous?
Chers amis(es), dans son billet d'aujourd'hui,le chroniqueur PKP Richard Martineau avoue avoir sous estimé le cran de la cheffesse Péquiste. Je le cite lorsqu'il parle de la député de Charlevoix: la dame a un front de boeuf et des couilles en béton armé(…) Devant une telle persévérance, il n'y a qu'une seule chose a faire: lever notre chapeau. Ce que je fais bien humblement.
Le 29 octobre dernier, monsieur Martineau ne s'était pourtant pas gêné et avait alors mené une charge a fond de train contre la cheuffe de l'opposition, suite aux départ des Curzi, Lapointe, Beaudoin et autres tricoteux de paniers.Il en avait rajouté lors du départ de Francois Rebello vers la nouvelle terre promise de Legaultville.Les écrits de monsieur Martineau étaient alors sans équivoque.
Le blogueur vedette avoue maintenant avoir alors pris position trop rapidement et reconnait que madame Marois serait subitement devenue plus politiquement solide qu'il ne le croyait. Je regrette de dire a monsieur Martineau qu'il se trompe a nouveau. La politique est éphémère, changeante, survit a l'amnésie chronique populaire et la leader péquiste n'est, ni plus talentueuse ,ni davantage première ministrable qu'avant: elle est tout simplement chanceuse et profite largement de la déconfiture de la CAQ.Un point c'est tout.
Le départ de Francois Rebello, loin de lui nuire, lui donne plutôt des munitions politiques inespérées.Expérimentée comme elle est, la résidente de l'Ile Bizard capitalise largement sur l'occasion et les chicanes intestines de ses adversaires. A mon humble avis, ce n'est donc pas madame Marois qui prend du galon mais plutôt la nouvelle formation adversaire qui ne cesse de se déshonorer et lui donner de l'espace politique facile a récupérer . Entouré de quelques pantins, monsieur Legault, homme solide et compétent, est très mal conseillé et cela lui coûtera vraisemblablement le job qu'il convoite.
Le politicailleux normalement constitué étant avant tout un opportuniste, il ne faudrait pas se surprendre que les brebis , les ex péquistes défroqués, essaient maintenant de rentrer au bercail. Quand on flaire l'odeur de la réélection, des pensions et des limousines; quand on est prêt a s'abreuver a n'importe quelle auge et suivre n'importe quelle odeur même nauséabonde, les convictions personnelles intrinsèques prennent parfois le bord.Vous m'en direz des nouvelles!Cela ressemble aux certitudes malléables de certains jaunalistes qui se targuent de ne pas avoir peur des mots.
Plus tôt cette semaine, Il fallait ainsi entendre et voir les déserteurs péquistes tenter de récupérer leur carrière: c'était d'un ridicule criant.La caricature PKP d'aujourd'hui démontre bien ce que sont les Curzi, Beaudoin et Lapointe de ce monde: des moutons prêts a rentrer a genoux et a se soumettre a la cheffesse nouvellement plénipotentiaire. Des politiciens qui n'ont pas d'honneur. Des politiciens qui n'ont pas de convictions ni de feu sacré . En fait, des politiciens tout court! Etes-vous surpris? Pas plus que les professions de foi de certains écrivains publics.
Si elle est si de béton que Marineau le proclame tout nouvellement , madame Marois refusera alors le retour en classe de ses décrocheurs indisciplinés, du moins je le souhaite: elle n'a absolument rien a gagner avec de telles épaves politiques.Mais permettez moi fortement d'en douter car cette dernière est tout simplement veinarde et surtout pas supérieure a tous les autres qui siègent a ses cotés et en face. Elle n'est la que pour elle et au diable l'idéologie et la population a servir: je n'y crois plus depuis longtemps.Meme chose de ma part envers la plupart des journalistes de nos feuilles de chou préférées: les convictions y sont souvent fragiles et empreintes de l'opinion du grand boss.
Chers amis(es), la teneur des propos de Martineau pourrait nous surprendre mais il n'en est rien. Comme tout journaliste, il flaire, lui aussi, le vent qui pourrait amener la cheuffe Pequiste a la victoire. Il faut alors protéger nos sources, les nouvelles croustillantes , les sandwiches pas de croûte et, bien plus encore, les bonnes relations indispensables dont notre grand patron aura peut-etre besoin un de ces jours . Il faut alors rentrer dans le rang, donner la patte et faire le beau.N'est ce pas ce que vous faites en ce jour monsieur le chroniqueur? Auriez vous commencé a ramollir et a avoir peur des mots?
Chers amis qui me suivez depuis plus de seize mois, je vous fais la promesse solennelle suivante: je ne ferai pas un chroniqueur repentant, mou et suiveux de moi même. Comptez plutôt sur votre humble serviteur pour prendre position contre tout politicien, tous partis confondus, qui osera continuer a nous mentir et a nous arnaquer.Et je me manquerai pas de travail!
Monsieur Martineau, je vous dirai ceci en guise de conclusion a ce billet non rémunéré: vous me décevez car je perçois que votre vraie motivation semble bien différente de celle que vous évoquez officiellement dans votre texte d'aujourd'hui. Ah, quand il faut mettre du beurre sur notre pain!


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