Avoir du courage ça aide aussi!


Chers amis(es), j'écrivais récemment un billet sur ce blogue afin de dénoncer le manque de courage, d’initiative et d'action de mes compatriotes: tout cela est en train  d'achever le Québec. Depuis cette parution,qui date maintenant de six mois,  je ne perçois aucune amélioration  dans la population et cela est bien triste. Les gens sont toujours aussi  déresponsabilisés et amorphes. Le modèle québécois est en train d'anéantir l'entrepreneurship,  la passion  de bâtir et le désir de finalement changer les choses pour les faire évoluer  positivement.

 

Je le crie sans cesse  sur cette modeste tribune  et  il m'arrive  même d'y écrire des choses pas fines. Je ne le fais pas pour me moquer, ni dans un but mesquin,  mais  je tente tout simplement    de fouetter les troupes aplaties  . Mais rien n'y fait. Les discours que j'entends  sont toujours aussi creux, les actions inexistantes ou calquées sur  le passé  . Pour le couteau entre les dents, le désir de vaincre, le défi de l'immobilisme, la fin de la paresse,  ben on repassera! On continue de se fier sur le gouvernement  pour régler nos problèmes alors qu'il est bourré d'incompétents. Finirons nous un jour  par sortir de notre torpeur collective , par nous réveiller, par défier le statu quo  et cesser  de machouiller toujours les mêmes sornettes usées a la corde. Finirons nous un jour par évoluer, entreprendre et mettre de coté  ce qui est dépassé et ne fonctionne plus.

Une usine vieille de 90 ans vient de fermer ses portes a Québec. Un symbole, s'en en est un, de manque de mise a niveau de la part de ses travailleurs. Je les regardais  marmonner les Sot Sot Solidatiré qui ne veulent plus  rien dire. Je lisais leurs pancartes vides de contenu constructif et je me revoyais cinquante ans en arrière. Si ces gens la sont maintenant sur le carreau, c'est a cause OUI d'un employeur crasse mais surtout   du au fait que ces syndiqués ont manqué le courage élémentaire de faire face  a une situation devenue intenable pour toutes les parties en cause. Au lieu de se prendre en main, de faire preuve de courage et d'innovation, ces travailleurs ont préféré la paresse et le statu quo. Au lieu d'envisager les compromis nécessaires et les solutions  essentielles a la survie d'une usine oeuvrant dans une industrie en forte décroissante, les travailleurs ont nié l'évidence, les changements technologiques  et se sont mis la tête dans le sable. Ils en paieront longtemps le vil prix!

Cette cuisante défaite syndicale devrait  inciter  les rambos et Arsenault  de ce monde a repenser leurs actions et gestes. Les travailleurs, qui se retrouvent présentement dans des domaines en difficulté, devraient immédiatement se questionner et agir promptement et courageusement afin de prévenir toute discorde pouvant mettre en péril la survie de leur entreprise, maintenant construite sur des bases plus fragiles. Cela prend de la vision , du courage et l’arrêt de l'immobilisme québécois. Ça prend un réveil et des idées novatrices. Mais est ce toujours possible ici, au Québec? Je me pose de sérieuses questions.

Je cite  le dernier billet de Harvard intitulé: Le courage rend le changement possible. L'inaction a parfois un prix. Les occasions manquées finissent par susciter des regrets.  Il semble facile de ne rien faire. Il s'agit souvent d'une erreur invisible- un péché d'omission  plutot que de commission. Agir exige du courage. Innover  requiert encore plus de courage.De nos jours, le courage semble en rupture de stock. Qu'attendent les leaders? Comment les économies en crise  peuvent-elles échapper au déclin  si nul ne propose des actions ou des innovations  empreintes d'audace?

Je poursuis  la citation: Le courage rend le changement possible. Le courage intellectuel  est nécessaire pour remettre en question  les idées reçues et imaginer de nouvelles possibilités. Le courage moral  rend les gens capables de défendre  leurs principes plutôt que de rester a l'écart.Il est tentant de s'en tenir au Statu Quo. Dès lors qu' un trajet est fixé, il devient la voie de la facilité. Mais il faut emprunter d'autres sentiers , faute de quoi nous regretterons  celui que nous n'avons pas emprunté.

Chers amis(es),  pour moi comme pour la professeure de Harvard qui a écrit ce texte, ce n'est pas faire preuve de courage que  de se promener avec des pancartes  agressantes et de crier des bêtises a son patron  abuseur lors que notre usine ferme : c'est plutôt  la voie de la facilité et la répétition  d'actions, auparavant influentes, mais qui ne fonctionnent plus du tout  dans la réalité d'aujourd'hui. Plutôt que de demander encore et toujours aux autres et aux gouvernements de régler notre problème a notre place, les travailleurs  devraient plutôt travailler a des solutions proactives   de relance, d'avancée technologique et de compromis  au niveau  des conditions de travail. Mais agir au Québec, c'est toujours pour les autres. Le syndrome  Pas Dans Ma Cour  est toujours aussi présent chez mes compatriotes déresponsabilisés et vous voyez ce que ça donne: des chômeurs a la maison  qui entonneront leurs cantiques syndicaux sans que personne ne les entende. A quand l'évolution? Est ce trop demander d'agir et de regarder en avant? Oui, je sais, tout cela demande des efforts et au Québec….

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Commentaires

  1. Ludovic Auger dit :

    Excellent texte! Je suis jeune (18 ans) et j’espère que ma génération auront le courage de changer les choses car présentement on va dans un mûr! Je crois que nous sommes capable d’innovation mais j’ai également l’impression que certaines personnes ont avantages à ce que sa ne se fassent pas (les innovations) et c’est surtout là que nous allons avoir besoins de travailler fort pour renverser la tendance et pouvoir faire preuve d’enterprenership à nouveau!

  2. Ludovic, merci de m’avoir écrit.