L’importantttttt c’est la roseeeeeeee!
Chers amis(es), les plus vieux comme moi se souviendront certainement de la célèbre chanson de Gilbert Bécaud : l’important, c’est la rose. Notre cheuff préférée du PQ Pauline Marois s’en souvient également puisqu’elle fredonnait ce vieux tube le weekend dernier. Cette dernière, dont un seul québécois sur sept souhaiterait qu’elle devienne un jour première ministre ( Dieu m’en garde!) , eut alors un éclair de génie. Du haut des combles de sa somptueuse bicoque de l’Ile Bizard, regardant de très haut la plèbe québécoise, elle se dit alors : l’important dorénavant ce sera mon grand ami , professeur émérite et philosophe érudit Gérald Larose. Quel homme!
D’un seul trait, elle se dirigea alors vers les journalistes radio canadiens complaisants pour leur annoncer fièrement que le célèbre chef du Conseil de la Souveraineté pourrait présider très bientôt des états généraux sur le projet de nouveau pays. Il n’en fallait pas plus pour exciter la classe journalistique syndiquée vendue et sortir de son mutisme l’ancien leader de la CSN. Ce dernier, dans un élan irrésistible de patriotisme larmoyant , fit alors un sermon sur la montagne . Du haut de sa chaire universitaire, après avoir occupé les plus hautes fonctions syndicaleuses de la planète, il déclara d’un ton solennel digne des plus grands discours socialistes répertoriés : chers compatriotes et québécois de souche, il faut maintenant nous ressaisir .
Mais se ressaisir de quoi? Qu’en est il devenu de la base? Existe-t-elle encore? Ne se serait elle pas effritée au lendemain du passage de l’ouragan anti bloquiste? Près de deux québécois sur trois, dont beaucoup de nouveaux jeunes électeurs, ne veulent rien savoir de tous ces mouvements séparatistes gauchistes. La souveraineté a les tempes grises, voire blanches, et la relève est manquante. Qui plus est, selon les tous récents sondages scientifiques publiés, six québécois sur sept ne veulent pas que la député de Charlevoix prenne les rênes d’un hypothétique gouvernement séparatiste. Puisque tout cela est clair et documenté; puisque ces chiffres ne viennent pas de votre humble serviteur ( ne tirez pas sur le messager!), pourquoi alors tout ce boucan séparatiste élitiste devant une cause qui semble déjà vouée a l’échec. Les ténors souverainistes sont désespérés, tentent un effort ultime, en ont le droit démocratique le plus strict et je les comprends. Si j’étais a leur place, je remuerais les colonnes du temple, je ferais les plus grandes envolées oratoires qui soient, et je recommencerais les campagnes de peur dirigées vers les québécois et mettant en cause les maudits anglais pas fins (sic!).Quand on n’a rien d’autre a dire! Quand on a un porte parole comme Curzi (ouch!)!
Chers amis(es), nos télés, radios et journaux seront bientôt inondés des propos patriotiques acidulés de l’ancien chef de la CSN. Ce dernier, fidèle a ses propres habitudes intempestives , ne fera surtout pas dans la dentelle : attendez vous a des insultes, injures et quolibets envers tous ceux et celles qui ne boiront pas inconditionnellement ses paroles. On sait de quel bois il se chauffe, ce cher monsieur : souvenez-vous du conflit syndical démesuré du Manoir Richelieu ( M. Harvey, ca vous dit quelque chose?)et de d’autres occasions plus récentes ayant généré la haine gênante et les propos injurieux de ce syndicaliste enragé envers ses opposants. De quoi en faire une indigestion médiatique et quelques reflux !
Chers lecteurs et lectrices, je respecte les gens ordinaires comme vous et moi qui ont un idéal et une pensée différents de la mienne. Les gens ont le droit de discourir sur la souveraineté et d’en faire la promotion raisonnable, non injurieuse. Nous sommes en démocratie et toutes les tendances de pensée pacifiques sont permises. Ce qui m’interpelle aujourd’hui , ce n’est pas tant le message proposé que certaines gens qui le véhiculent. Ces soi disant leaders, accrochés désespérément a tous les crachoirs publics, ayant peur de perdre leurs privilèges, tits namis, cotisations et partys, sont dépassés, déchus, bornés, voire même a l’occasion enragés et n’ont plus l’aval des commettants ordinaires comme vous et moi. Les plus jeunes sympathisants de la gauche , qui pourraient prendre leur place, sont trop peu nombreux et leur mobilisation est fragile : que voulez vous, ca manque affreusement de leadership et d’exemple plus haut dans la hiérarchie!
Chers amis (es), nous, les gens ordinaires, nous sommes intelligents et responsables : écoutons ce que ces élites ont a dire et utilisons notre GBS. Faisons la part des choses : les propositions péquistes en matière de protection du français sont tout a fait correctes mais les élans anglophobes sont déplacés, parfois verbalement violents et injustes . Pratiquons la modération et n’allons pas nous peinturer , ni dans le coin extrême gauche de 1837 , ni du coté des cravatés guindés de l’extrême droite. Faisons nous notre propre idée modérée des choses et, pour y arriver, nous n’avons surtout pas besoin ni de Larose, ni de Marois ni de Charest pour y arriver. Nous méritons collectivement mieux que ca!


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