M.Maxime Bernier, vous dormez!
Mes amis(es), je cite l'article de La Presse Canadienne: Le député conservateur Maxime Bernier a remis en question La Charte de la langue française ou Loi 101, vendredi, lors d'une entrevue dans la station de radio Halifax News 95,7 (…).« C'est comme au Québec, nous n'avons pas besoin de la Loi 101 pour protéger la langue française. Ils savent que nous parlons français au Québec et que nous parlerons français encore longtemps, je crois bien »(..). « Lorsque vous vous dites: "Nous avons besoin de cela pour nous protéger ". Je crois que les gens savent que nous sommes différents des États-Unis et nous n'avons pas besoin d'une loi pour leur faire comprendre cela. »
Mes amis(es), les 193 billets, parus sur ce blogue depuis le 8 octobre, le démontrent bien: j'ai des affinités avec la droite politique.J'appuie la plupart des dires du RLQ et conséquemment de M. Bernier ( a l'exception des quelques idées conservatrices a l'iranienne) . Je dis bien la plupart, mais pas tous… et je mets un gros bémol sur les commentaires de la droite a propos du sujet de la langue. Je pense que la Droite dort au gaz a propos de la protection du français au Québec.Je crois que le PQ a raison sur ce sujet unique , n'en déplaise a certains(es).Mais j'écris pour émettre mon opinion et non pas pour gagner un concours de popularité.
Tout comme cette Droite, je crois fermement au libre choix, a la libre entreprise, au désengagement de l'état et a la responsabilisation des individus.La Droite inclut la langue dans son argumentation et je décroche fermement sur ce point et uniquement sur celui-la . La langue, c'est l'identité première de la personne et son intégralité. La langue, c'est une façon de penser, de réfléchir , de s'exprimer et de vivre d'une façon différente. Je mets mon chapeau de linguiste ( Université Laval 1977-1980) et je vous explique mon raisonnement.Le PQ a raison… pour une fois! Ça m'ébranle de le dire car je n'ai pas d'affinités avec ce parti, mais enfin… et vous n’êtes pas obligés d'approuver ni de me croire!
La langue se caractérise par un paradoxe. Elle est a la fois forte et fragile. Forte, car elle permet a l'humain de transmettre des idées complexes, par le biais d'innombrables contextes, au moyen de milliers de mots, via des tournures de phrases et de pensées exclusivement francophones, tout au cours de sa vie, verbalement et par écrit.Si la langue n'existait pas, rien ne se produirait et ce serait le néant total, pensons y: aucune idée, aucune pensée ne serait ni véhiculée ni verbalisée. Si le français reculait encore au Québec, nous perdrions une partie importante de notre identité collective distincte, de notre personnalité et ce serait grave a mon humble avis.
Faible, car elle est facilement assimilable. Le français en est la preuve vivante. Langue de choix internationale, langue des affaires, langue olympique au dix-neuvième siècle, elle fut rapidement supplantée par l'anglais et le chinois est sur le point de prendre la relève. Les acadiens, les louisianais vivent l'assimilation depuis des décennies a un point tel que l'anglais est graduellement devenu la langue dominante de la nouvelle génération. Les parisiens parlent un français bourré d'anglicismes et les québécois écrivent et parlent un français appauvri. Le Français le fait par snobisme, le louisianais par proximité et le Québécois, par paresse intellectuelle.
A l'ouest de la rue Saint-Laurent, l'anglais domine largement les relations familiales et d'affaires: je le vis personnellement et de plus en plus a toutes les semaines: c'est devenu presqu'un privilège de se faire répondre en français a Pointe-Claire. Le français est fragile, en déclin et il est faux de dire, M. Bernier, que cette langue n'a pas besoin de cadre législatif pour se protéger et pour conserver ce qu'il en reste. En fait, n'eut été de la loi 101, le 514 serait majoritairement anglicisé a l'heure actuelle et le Québec aurait ainsi perdu son identité distincte sur près de la moitié de son territoire. Demandez aux linguistes qui se respectent: cela est un fait! Cela est surtout irréversible et le tir se doit d’être mieux corrigé.
Mes amis(es), je demeure pour le libre choix, pour l'ouverture sur le monde et je suis a des années lumières de la gauche. Apprendre l'anglais, le parler,l'écrire,est essentiel, respectable et incontournable . Je suis en faveur de l'enseignement de l'anglais dès la première année et du libre choix total au niveau universitaire, mais pas avant. Je suis contre les écoles passerelles et contre le libre choix au niveau CEGEP, c'est trop tôt.
La contrepartie: le français doit être priorisé et être mieux enseigné des la maternelle: il devrait ainsi être mieux parlé et écrit… un de ces jours .Les immigrants doivent prioritairement y être dirigés a leur arrivée sur notre sol , sinon…. vous savez la suite. La loi 101 se doit d’être appliquée fermement et dans son intégralité et elle est primordiale et nécessaire, quoiqu'en dise le député beauceron. Nier cette législation ,nier ce fait historique , nier l'évolution de l'assimilation:c'est se mettre la tête dans le sable , c'est nier son identité culturelle collective.
Mes amis (es), oui pour le libre choix dans bien des sphères d'activités : mais un gros bémol avec la langue, voire un refus presque complet en ce qui me concerne. C'est une question de respect et de gros bon sens! Garder son identité, sa langue maternelle, c'est ce qui m’apparaît le plus important dans la vie … et je persiste et signe.


La justice québécoise arriérée!
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D’accord avec ce beau plaidoyer bien sûr! Pour une fois…
Pour votre réflexion…
Apprendre l’anglais, le parler, l’écrire, est essentiel, respectable et incontournable. Je suis en faveur de l’enseignement de l’anglais dès la première année et du libre choix total au niveau universitaire, mais pas avant. Je suis contre les écoles passerelles et contre le libre choix au niveau CEGEP, c’est trop tôt.
En ce moment, l’anglais est obligatoire au Québec.
Imposé en exclusivité par le Ministère de l’éducation dès l’âge de six ans à l’école française et jusqu’à la fin du collège. Sinon, la pénalité est mortelle, pas de diplôme DES et DEC.
Imposé par les employeurs/entreprises. Les abonnés du site Joboom rapportent que 95 % des offres d’emplois exigent l’anglais, sinon pas d’emploi. Il ne reste plus 5 % pour le français.
Imposé au CLE comme au Ministère de l’immigration, par des programmes de formation offerts en anglais.
Imposé par le gouvernement fédéral dans toutes ses institutions et agences au Québec.
La Loi 101 n’interdit pas toutes ces impositions. La Loi 101 n’interdit pas non plus au gouvernement du Québec et aux municipalités de servir les entreprises et tous les immigrants allophones en anglais, leur vie durant.
Comment peut-on encore parler de l’anglais essentiel et incontournable dans un État où il ne reste plus que 7,7 % d’anglophones et 95 % de sa population comprend bien le français ?…
La contrepartie: le français doit être priorisé et être mieux enseigné des la maternelle: il devrait ainsi être mieux parlé et écrit… un de ces jours .Les immigrants doivent prioritairement y être dirigés a leur arrivée sur notre sol , sinon…. vous savez la suite. CD
Le français priorisé c’est la politique trudeauiste, de PE Trudeau.
C’est ce que les souverainistes pékistes bailingues du PQ appellent «primauté». Parce qu’ils sont devenus avec la scolarisation colonisés, à moitié canadiens anglophones. Et ne peuvent plus être identifiés comme français ou francophones.
C’est la politique qui consiste à enseigner le français comme langue principale, en même temps que l’anglais obligatoire. Au Québec le résultat est sans équivoque, l’anglais n’est plus enseigné comme langue seconde, mais plutôt comme langue de remplacement au français.
C’est ce que vous voyez quand, à la télé de CTV et CBC, Pauline Marois, Pierre Curzi, Sylvain Simard, Bernard Drainville, répondent en anglais aux anglophones. Tout en disant aux immigrants d’apprendre le français.
Les immigrants allophones ne comprennent pas.
Pourquoi doivent-ils être dirigés vers le français, quand les Québécois de souche imposent l’anglais obligatoire à tous leurs enfants, dès l’âge de six ans ?…
Quand ces Québécois de souche acceptent volontiers que 95 % des offres d’emplois exigent l’anglais, à Montréal.
Quand, les collèges et les universités de langue française offrent des cours en anglais et imposent des manuels en anglais.
Quand ces Québécois de souche financent les institutions anglophones de santé, d’éducation et tous les services du gouvernement du Québec et de Montréal, dans la langue anglaise.
Quand ces Québécois affirment que l’anglais est essentiel et incontournable.
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Étendre la Loi 101 au CEGEP n’est qu’une astuce électorale du PQ.
Cela n’aura aucun impact sur la langue commune ou la francisation des immigrants, puisque les collèges de langue française peuvent transformer leurs programmes et offrir tous leur cours en anglais. Les collèges de langue française deviendront alors bilingues.
Le seul impact qu’une Loi 101 modernisée peut produire, c’est d’améliorer la démonstration à l’effet que la souveraineté est inutile. Comme elle le fait bien depuis 1977.
Puisque les Québécois de souche française, rassurés, aiment maintenir leur appartenance et attachement à l’unité anglo-canadienne. En imposant volontiers l’anglais comme langue de remplacement à tous, à la culture, à l’éducation et au travail.
CH